25 mars 2006
Les bonnes chansons de flipper
Moi, je sillonne la France, j’écoute le souffle rauque des landes, je pose la main sur les volcans éteints, je, bon, je viens de passer trois jours à Clermont-Ferrand pour parler de Design Patterns (quand je serai grand je ferai Décorateur, non, Observateur, c’est encore mieux payé.) Dans ce nouvel épisode d’extension du domaine de la, j’ai pu découvrir qu’on construisait des hôtels dans des parkings et que ce truc qui passait en boucle dans mon café à flipper l’année dernière c’était La sentinelle, de Luke. Apparemment tout le monde connaît, mais pour ceux qui non, c’est une sorte de Noir Désir du pauvre. Avec un riff à vous transformer en petit chien mécanique qui secoue béât la tête sur la plage arrière et des paroles drôlement engagées qui sentent quand même le pillage du dictionnaire de rimes- du Noir Désir, quoi. Mais putain, ce riff.
Et ça m’amène à parler des chansons de flipper. Une chanson de flipper, c’est le rythme exact de l’état de grâce, ce point dans le temps où vous restez en multiball dix minutes d’affilée, où vous ne devinez même plus la trajectoire des boules, vous les dessinez, où les fourchettes - toutes parfaites - s’exécutent seules sous vos index caleux. Une bonne chanson de flipper accompagne ce moment.
Le sale secret derrière ça, c’est qu’une bonne chanson de flipper n’a pas besoin d’être une bonne chanson. C’est même souvent l’inverse. Faut savoir qu’un flipper ça se joue dans un café, et que dans un café on entend des radios de merde. Et que les radios de merde passent rarement les plus belles chansons du monde ou alors, pas exprès.
Ainsi, la meilleure de toutes les chansons de flipper, celle qui vous assure quatre minutes d’ataraxie, c’est Encore et encore de Cabrel. Je grince tellement des dents en l’avouant que je viens de me pêter trois molaires. Mais c’est vrai, ça a vraiment existé, comme dit l’autre demeuré (cf infra.)
Et puisque de toute façon c’est foutu, je peux dire qu’une autre TRES bonne chanson de flipper c’est Fan de Pascal Obispo.
Oh et puis au point où j’en suis, presque toutes les chansons de Jean-Jacques Goldman sont de bonnes chansons de flipper.
Par aboli bibelot à 0:32 - la musiqueu ouiiihh la musiqueu, extension du domaine de la lutte
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